Comté de Burbant
Traité de Verdun (843) : Lothaire conserve la couronne impériale et reçoit la bande de terre centrale (nos régions). Son décès engendre un nouveau morcellement du territoire entre ses trois fils : l’aîné Louis II (la couronne impériale et l’Italie), Lothaire II (la partie nord c’est-à-dire de la Frise jusqu’à la Suisse) et Charles (la Provence et la Bourgogne). En rive droite de l’Escaut : Francia media, pagus de Burbant, comté de Chièvres. Rive gauche de l’Escaut : Francia. Traité de Meerssen (870) : partage du royaume de Lothaire entre Louis le Germanique (Germania) et Charles le Chauve (Francia). Le pagus de Burbant est attribué à la Francia de Charles le Chauve qui semble le confier à l’un de ses proches : Gérard de Roussillon, « prince de Bourgogne ». 882 Les razzias des Vikings se poursuivent. Ils établissent même un camp fortifié à Condé (882-883). Idéalement positionné sur l’Escaut, ce site sert de base de lancement des opérations de pillages. En tant que responsable du pagus de Burbant, Gérard de Roussillon se rend probablement sur notre territoire pour faire face aux agresseurs. Certains auteurs lui attribuent le redressement de plusieurs lieux religieux comme Antoing, Leuze, Condé voire même Roucourt. Tous les territoires passent en Germania (pagus de Burbant, comté de Chièvres). En 900, le roi Zwentibold meurt lors d’une bataille et le royaume de Lotharingie est pleinement aux mains de la Germania. À partir de ce moment, l’aristocratie pratique une politique de bascule en soutenant tantôt le souverain de Germania, tantôt celui de Francia. Sans avoir officiellement reçu un titre ducal, les comtes lotharingiens assurent une logique autonomiste et régionaliste. Régnier au Long Col semble prendre le titre de duc de Lotharingie et son fils cadet, Régnier II, devient comte de Hainaut. C’est ce dernier qui établit un château à Mons. Poussé par l’Empereur, son comté est attaqué par la famille d’Ardenne. Le comte en sort vainqueur et en profite pour annexer des terres impériales (Estinnes, Bavay et Valenciennes). En rive droite de l’Escaut c’est-à-dire le comté de Flandre (territoire de la Francia), Arnould I le Vieux dit le Grand Marquis (918-964) accentue la politique annexionniste engagée par son père notamment en direction des sources de l’Escaut (il s’empare de Douai). En rive droite de l’Escaut : Germania, pagus de Burbant, comté de Chièvres. Rive gauche de l’Escaut : Francia, comté de Flandre. Militarisation du Pagus de Burbant (milieu du Xe siècle). En 939, Gislebert, duc de Lotharingie, se révolte à nouveau. Sa famille est écartée du pouvoir et les rois confient la gestion de la Lotharingie à divers seigneurs qui se révoltent tellement souvent que le dernier duc, Brunon de Cologne, en accord avec son frère Otton Ier, divise la Lotharingie en deux partie : la Basse-Lotharingie (de l’Escaut aux Hauts plateaux de l’Ardenne) et la Haute-Lotharingie (future Lorraine et Grand-duché du Luxembourg). En parallèle, les rois implantent sur le territoire un clergé recruté en Germania. Certains comtes tenteront avec l’appui de la Francia de les déloger sans succès. Au Xe siècle, le roi de Germanie, Henri Ier l’Oiseleur, décide d’ériger les comtés de Biest et de Chièvres en marche dite d’Eename (à quelques kilomètres d’Audenarde). Le territoire compris entre les cours de la Haine et de l’Escaut relève de cette marche qui elle-même dépend de la Basse-Lotharingie. Zone frontalière, nous ignorons tout du dispositif défensif. La situation de certaines terres engendre des interrogations. Les « franches avoueries » comme celles de Vergne (Wiers) et de Roucourt sont-elles les vestiges d’espaces directement gérés par l’instance comtale ? L’aristocratie locale se déchire aussi pour prendre le contrôle de terres, de zones économiques, de voies de communication ou encore de sites religieux. Les litiges se portent également sur les fonctions administratives comme comte, duc… qui sont des gages de revenus. La marche d’Ename est une terre impériale mais prise en tenaille entre les familles détentrices des comtés de Hainaut et de Flandre. Elle est administrée par des membres de la famille d’Ardenne, alliée de l’Empereur. Notre territoire est donc soumis à la pression du comte de Hainaut. En 1005, le comte de Flandre, Baudouin IV, défie le roi de Germanie en s’emparant de Valenciennes. En rive droite de l’Escaut : Basse-Lotharingie (tutelle de la Germania), pagus de Burbant, Marche d’Eename. Rive gauche de l’Escaut : Francia, comté de Flandre. Guéric le Sor ou le Saur, ou encore Guéric ou Wédric II d’Avesnes, Fils de Wédric I, ou Guéric ou Guérric I Comte de Morvois et de Ava ou Ave d’Ostrevant , nait en 980 , il décéde en 1065 ou 1066. Le Sor ou le Saur veut dire « le roux ». Sa mère descend des Comtes d’Artois à savoir Adalbald d’Artois né en 600 et de Gertrude d’Ostrevant.D’un autre côté l’on parle de l’ascendance de Guéric le Sor par Gérard de Roussillon, en fait sa grand-mère Bertha de Morvois est la grand-mère également de Gérard de Rousssillon. Guéric le Sor s’empare de Leuze vers 1020, le comté de Burbant lui est donné. Châtellenie d’Ath (vers 1136) Le comte de Hainaut, Baudouin IV dit le bâtisseur, renforce le système défensif sur son territoire. La création et l’édification du château du Biez à Wiers remonte peut-être à cette époque. Son principal atout serait de faire face à une invasion flamande via Mortagne, point de franchissement de l’Escaut. Vers 1136, le titre de comté de Burbant semble disparaître pour devenir châtellenie d’Ath. Le comte achète la terre d’Ath et dresse une fortification, la Tour Burbant. C’est vraisemblablement à cette époque que l’ancien comté de Burbant dont le centre administratif et militaire se situait à Chièvres, se déplace vers Ath pour constituer la châtellenie d’Ath. Vers 1160, le comte de Hainaut parvient même à récupérer les châtellenies de Valenciennes et d’Ostrevent. Baudouin IV (°1109 - = 1171), dit le Bâtisseur, achète à Gilles de Trazegnies la terre d’Ath en 1148 et fait construire la tour Burbant . Il se fait céder par le chapitre de Sainte-Waudru la localité de Braine -la-Willotte (Braine-le-Comte ) en 1158. En 1159, il incorpore la seigneurie de Chimay et en 1160, les châtellenies de Valenciennes et d’Ostrevent. A la fin de son règne, sans remettre en cause le partage du patrimoine, Marguerite de Hainaut reconnaîtra son petit-fils, Jean II d’Avesnes, comme son héritier légitime et comte de Hainaut. Jean II profite de la guerre dite « des Ronds », organisée par un clan de Ath , pour s’approprier le comté de Burbant (Brabant ) comprenant Ath, Condé et Leuze . Il hérite également des possessions hollandaises de sa mère. http://www.histoire-peruwelz.com/histoire-du-territoire/histoire-d-une-fronti%C3%A8re/moyen-age/ http://home.scarlet.be/~ab123800/HistoireSuccincte.html
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